Vacances d’été : point sur l’abandon d’animaux de compagnie

L’été rime avec grandes vacances et malheureusement aussi avec abandon des animaux de compagnie. Chaque été, c’est près de 60 000 animaux qui sont abandonnés rien qu’en France. Pourtant, l’abandon d’animaux de compagnie est puni par la loi de 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Le départ en vacances : première cause d’abandon

Les vacances sont la première cause d’abandon des animaux domestiques. Que ce soient les chiens, les chats, ou même les NAC (nouveaux animaux de compagnie), tous sont concernés. 

Il existe pourtant des solutions afin de faire garder votre animal durant vos congés estivaux tels que les chenils, le pet sitting, ou même la famille et les amis. 

Une grande part de ces abandons se font au bord des routes ou sur les aires d’autoroute. L’animal va donc être contraint d’errer plusieurs jours sans accès à l’eau ou à la nourriture, tout en étant soumis aux éléments comme les fortes chaleurs ainsi qu’à la circulation. 

Les achats impulsifs d’animaux, notamment durant les périodes de confinement, ont encore augmenté le nombre d’abandons pendant les vacances. 

La France est l’un des pays avec le plus grand nombre d’abandons, en ville comme à la campagne, pensez donc à faire garder vos animaux avant les vacances.

Quelle réglementation pour l’abandon d’animaux domestiques ?

L’abandon des animaux de compagnie est puni par l’article 521-1 du code pénal par 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Il est également possible d’assortir cette peine d’une interdiction temporaire ou définitive de détenir un animal de compagnie. 

Pourtant, bien que ces sanctions aient été accrues en novembre 2021, cela ne décourage pas la pratique. Ainsi, de nombreuses associations de protection animale considèrent qu’il est nécessaire de mettre en place de nouvelles mesures. 

Cela pourrait pourtant être très long, ce n’est qu’en 2015 que l’animal a été considéré comme un être vivant doué de sensibilité par la loi, et non plus comme un bien meuble.

L’identification obligatoire des animaux de compagnie

En cas d’adoption d’un animal de compagnie (chien, chat, furet), il est désormais obligatoire de procéder à son identification. Cette identification permet de faire un lien officiel entre l’animal et son propriétaire. 

L’identification d’un chat, d’un chien ou même d’un furet peut prendre deux formes différentes : la puce électronique implantée sous la peau, ou encore le tatouage dans l’oreille ou à l’intérieur de la cuisse.

Ainsi, les chiots doivent obligatoirement être identifiés s’ils ont plus de 4 mois, tandis que les chatons et les furets doivent l’être obligatoirement après 7 mois.

L’identification va permettre d’attribuer à votre animal un code à 15 chiffres rattaché à votre nom. Les données doivent être actualisées en cas de changement de numéro de téléphone par exemple. 

Les vétérinaires ou les associations animales peuvent alors, grâce à leur détecteur, lire le code et retrouver le propriétaire. 

Cette mesure est censée limiter les abandons, mais elle est encore aujourd’hui trop peu appliquée. 

Des refuges saturés car peu d’adoptions

Suite à ces abandons, de nombreux refuges sont saturés et ne peuvent plus accueillir d’animaux, et c’est d’autant plus vrai durant l’été. En tant que propriétaire d’animaux domestiques, il est important d’assurer la protection des chiens, des chats, mais aussi des autres. 

S’il n’est plus possible pour vous de vous occuper de votre compagnon, rendez-vous dans l’association de protection animale la plus proche de chez vous comme la SPA par exemple. Discutez avec les membres de l’association afin de préparer au mieux l’avenir de votre animal, en décrivant son passé, son comportement et les raisons de son abandon. 

Par ailleurs, si vous désirez adopter un chien ou un chat, visitez le refuge SPA le plus proche, il regorge d’animaux dans le besoin à la recherche de nouveaux propriétaires pour les adopter. 

L’enjeu de la stérilisation des animaux domestiques

Il est également primordial de stériliser vos animaux afin de limiter leur prolifération. Un couple de chats peut en effet avoir 20 000 descendants en seulement 4 ans ! Cela implique que de nombreux chats se retrouvent livrés à eux-mêmes dans la nature ou en ville. Stériliser nos animaux permet de limiter ce problème.

 

Avec toutes ces informations sur l’abandon des animaux domestiques, il nous est maintenant possible d’agir pour leur bien-être et leur sécurité.

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